Impulsif de nature, Trac est le plus révolutionnaire du groupe. Un révolutionnaire qui mettrait sa vie en danger pour la moindre injustice. Il rage pour un tout et pour un rien. La colère, l’indignation et la frustration sont pour lui des qualités et il ne tolère pas que ses amis Clowns noirs ne soient pas aussi enragés et engagés que lui. Toutefois, cette démesure prouve qu’il a le coeur grand comme la Terre et qu’il est prêt à tout pour porter secours à ses amis, aux veuves et aux orphelins. Trac n’a pas de filtre et dit ce qu’il pense. Le bâton de baseball qu’il traîne toujours sur son épaule ou en guise de canne est parfois son dernier argument lorsque la conversation ne tourne pas à son avantage. Sa grande gueule réussit à enflammer et à convaincre tous les Clowns noirs, à l’exception du cérébral Diogène qui parvient généralement à le faire taire avec une argumentation béton qui le contraint au silence, ce qui l’enrage deux fois plus. Un volcan.



Patrice Leblanc est co-directeur artistique et concepteur sonore du Théâtre du Faux Coffre.

Il a joué, chanté et dansé pour plusieurs compagnies de théâtre (Théâtre CRI, Les Têtes Heureuses, Théâtre 100 masques, S.A.L.R., Théâtre du Faux Coffre, Théâtre La Rubrique, Théâtre Hotel-Motel), fait des mises en scène (Théâtre CRI, Théâtre 100 masques) et des conceptions sonores (Théâtre CRI, Théâtre 100 masques, Les Têtes Heureuses, Théâtre du Faux Coffre). En plus de la trentaine de productions théâtrales auxquels il a collaboré, il a aussi participé à quelques projets cinématographiques et télévisuels.



Intellectuel de la bande, philosophe à ses heures, Diogène a la parole facile et n’hésite pas à l’employer. Très terre à terre, il déteste s’enflammer et préfère les mots aux cris. Il ne tolère pas qu’on agisse sans réfléchir. Lorsque ses compagnons Clowns noirs se mettent à festoyer devant une éventualité gagnante, il se fait souvent rabat-joie et démontre, par un monologue parfait, qu’il a raison et qu’il faut le suivre. Quand les autres font quand même à leur tête, il devient renfrogné et boudeur car il sait tout bien qu’il devra réparer, tôt ou tard, les pots qu’ils vont immanquablement cassés. Il remplit des dizaines de demandes de subventions et utilise les autres Clowns noirs pour l’aider à les compléter. Diogène est grand et maigrelet, mais cela ne l’empêche pas d’être un redoutable bagarreur, ayant une étonnante maîtrise des arts martiaux rappelant un peu les exploits pugilistiques de Sherlock Holmes. Il est polyglotte et peu déchiffrer n’importe quoi.



Martin Giguère est co-directeur artistique, co-directeur général et dramaturge-maison du Théâtre du Faux Coffre.

Auteur et comédien, il a joué dans une trentaine de productions, dont Parents et amis sont invités à y assister (CRI), Les Précieuses ridicules, La Serva Amorosa (100 Masques), L'Auberge du Cheval Blanc, La Vie parisienne (SALR), Ubu Roi, Soudain l'été dernier (Têtes heureuses) et dans toutes les aventures des Clowns noirs du Théâtre du Faux Coffre. Une vingtaine de ses textes ont été créés sur scène, dont JOB (UQAC et Festival du Jamais Lu), ONAN (Têtes heureuses), L'Opération, KAPOS B-12 730, La Légende d’Arthur Villeneuve (CRI), toutes les aventures des Clowns noirs et le solo Les lectures de Diogène (Faux Coffre). Il a été boursier du CALQ à plusieurs reprises.



Ce bon vivant semble avoir étudié à l’école du broche-à-foin. Recycleur et patenteux, il est le bricoleur du groupe. Étant donné la pauvreté extrême dans laquelle les Clowns noirs vivent, Grossomodo trouve ses matériaux dans les poubelles et les décharges publiques. Malgré un quotient intellectuel assez bas qui lui fait dire de graves énormités souvent rigolotes, il parvient quand même à épater la galerie avec des machines et des inventions qui, loin d’être utiles dans la grande majorité des cas, démontrent tout de même une inventivité hors de l’ordinaire. Grossomodo est le plus clownesque des Clowns noirs, par sa démarche et sa façon de s’exprimer. Son rire caractéristique semble tout droit sorti d’un vieux dessin animé. Ses allures bon enfant et ses mimiques burlesques ne plaisent pas à tous les Clowns noirs. Quand l’heure est à la discussion sérieuse, ses commentaires imbéciles et sa capacité à faire des liens débiles découragent les leaders du groupe.



Pierre Tremblay est directeur technique du Théâtre du Faux Coffre.

Issu du baccalauréat interdisciplinaire en art de l’Université du Québec à Chicoutimi et par la suite formé aux arts du clown et à diverses formes de jeu physique, Pierre Tremblay travaille depuis 5 ans comme clown thérapeutique. Véritable homme à tout faire de la scène, il remplit les fonctions de scénographe, d'accessoiriste et d'éclairagiste pour plusieurs compagnies du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Comme comédien, chanteur ou danseur, il a joué entre autres dans Richard II et Le Misanthrope des Têtes Heureuses, La Serva Amorosa et Le médecin malgré lui du Théâtre 100 Masques, Un violon sur le toit et Les pirates de Penzance de la Société d’Art Lyrique, plusieurs créations du Théâtre CRI ou indépendantes et, bien sûr, toutes les pièces du Théâtre du Faux Coffre.



Entretenant une lâcheté qui décourage souvent les autres Clowns noirs, Contrecoeur adore dormir. Par contre, cette propension frustrante à la sieste et au sommeil est jumelée à un talent incroyable pour le jeu théâtral. Bête de scène, Contrecoeur peut tout jouer, maîtrise tous les genres, tous les styles, tous les accents, peut même danser et faire l’acrobate. Il est le Clown noir le plus imposant, et par sa taille et par sa grosseur. Sous sa mine patibulaire, voire dangereuse, se cache un homme très sensible qui pleure souvent d’un rien. Il ne prend jamais l’initiative et se laisse guider par les plans orchestrés par les autres Clowns noirs. Par contre, quand les choses ne vont pas comme il le souhaiterait ou que les événements sont à ce point périlleux que lui seul peut faire tourner la vapeur, il n’hésite pas à utiliser sa dangerosité naturelle pour faire taire un opposant ou faire fuir l’ennemi. Il est en quelque sorte un Porthos moderne. Dans la vie, c’est un homme de peu de mots. Sur scène, c’est un acteur pour tous les mots.



Eric Laprise termine son BAC interdisciplinaire en arts (théâtre) à l’UQAC en 2003. Comédien polyvalent, il joue dans Richard II, Le pain dur, Onan, Le Misanthrope et Capitaine Fracasse (Têtes heureuses), Toilettes de soirée, Le Festin, Entre deux (Rubrique), La Serva Amorosa et Les soirées du grand écart (100 Masques). Avec le Théâtre du Faux Coffre, en plus de performer dans l'exigeant rôle-titre de La Farce de Maître Pierre Pathelin, il joue dans En attendant l’dégât d’eau, Roméo et Juliette de William Shakespeare, Le Clown noir au Masque de Fer et le spectacle solo Le Contre Cabaret. En 2001, il joue dans le film improvisé Y’a pas de crème molle en hiver de Dominique Archambault ainsi que dans celui de 2006, L’habit ou le moine, de Simon-Olivier Fecteau au Festival Regard sur le court métrage au Saguenay.



Dernier arrivé de la bande, Piédestal est le souffre-douleur de service, la tête-de-turc préférée des autres Clowns noirs. Le traitement que lui infligent ses compagnons d’infortune peut paraître cruel et gratuit, mais Piédestal n’est pas ce qu’on peut appeler quelqu’un de bien. Égocentrique, il serait prêt à trahir ses amis pour quelques dollars ou pour mousser sa réussite personnelle. Manquant manifestement d’attention, il va là où on veut bien l’écouter, où on veut lui faire une petite place, l’élever dans l’échelle sociale. Son plus grand malheur est sans doute d’aimer le théâtre, puisqu’il adore l’argent. Il n’a pas de réel talent, est ordinaire dans tout. Mythomane, il s’invente un univers parallèle au sein duquel il est roi. Son adoration pour l’argent lui fait imaginer un tas de combines ridicules et de plans loufoques qui, loin d’enrichir ses amis, les mettent dans le pétrin. Les Clowns noirs lui font quand même confiance puisqu’il est le seul à connaître l’argent, à pouvoir tromper une honnête personne pour lui soutirer une faveur.



Pascal Rioux est co-directeur général du Théâtre du Faux Coffre.

Comédien, Pascal Rioux a joué dans une quinzaine de productions, dont Il Calderon présenté au Festival d’Avignon en 2004 (Asphodèles), Les Précieuses ridicules (100 Masques), Capitaine Fracasse (Têtes heureuses) et dans toutes les aventures des Clowns noirs du Théâtre du Faux Coffre. Il a écrit le solo Le conte bancaire de Piédestal. Il a été boursier du CALQ pour un projet de la relève et a complété une maîtrise en art. Enfin, il a participé comme comédien à la télésérie Trajectoire présenté sur TFO.